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Tageblatt - Tun Do

Freitag, 14.September 2018

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Coiffure byTun

J’ai toujours voulu être coiffeur

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ITW N°4

Coiffure by Tun

Entretien avec Monsieur Tun

‘‘J’ai toujours voulu être coiffeur ’’

C’est par un soir d’hiver que Tun nous a gentiment accueilli dans son Salon de Coiffure de Belvaux. Sa seule disponibili- té : le mercredi après 18H30. Personnage haut en couleurs, très volubile, il nous fait découvrir sa passion : La Coiffure !

Son métier c’est toute sa vie, impossible pour lui de vivre sans.

Manager de 21 personnes qu’il considère comme ses enfants, il les protège et fait en sorte que tout le monde se sente bien dans ses Salons : ses clients comme ses employés.

INTERVIEW : Pouvez vous vous présenter en quelques mots ?

TUN : J’ai 42 ans et je suis coiffeur depuis l’âge de 14 ans. Je vis à Esch sur Alzette. Tous les salons dans lesquels j’ai travaillé, sont devenus les miens.

Aujourd’hui je possède 3 salons (Esch Grand Rue, Esch Gare, Belvaux) et un 4ème ou je suis associé avec mon frère (Esch)

Qu’est ce qui fait qu’aujourd’hui vous avez plusieurs salons de coiffure ?

J’ai fait mon apprentissage là ou mon frère a repris. J’ai travaillé chez MANA qui est celui de la rue d’Alzette, puis comme j’en avais assez de travailler pour une «fabrique» j’ai travaillé au salon jeune (celui de la Gare), puis je l’ai repris à mon compte. Et puis

un jour j’ai eu l’opportunité de reprendre le salon rue d’Alzette. Je ne voulais pas le laisser mourir car il a été construit pour un coiffeur. Les parents de ceux à qui je l’ai

racheté l’avaient construit morceau après morceau. Ce sont des opportunités et aussi des coups de cœur.

Aujourd’hui vous êtes coiffeur ou chef d’entreprise ?

Je suis coiffeur ! Je reste derrière ma chaise de coiffure de 8H à 18H.

Le chef d’entreprise commence sa journée à 18H et travaille le dimanche et le lundi.

Pourquoi avez vous choisi la coiffure ?

J’ai toujours voulu être coiffeur. Le cheveux

‘‘Si je n’ai pas de cheveux, je ne

peux pas vivre ! ’’

16Interview n°1 Janvier-Février-Mars 2018

ITW N°4

est une matière d’exception avec laquelle on peut changer une personne. Si je n’ai pas de cheveux à travailler, je ne peux pas vivre ! Quand je pars en vacances, après 15 jours je m’ennuie. Je dois passer chez un coiffeur pour au moins me faire couper mes propres cheveux.

Pour moi c’est le plus beau métier du monde même si c’est très fatiguant au niveau psychologique car les clients nous racontent leurs malheurs. Je sais tout de la plupart de mes clientes car je les connais depuis l’âge de 14 ans.

Notre récompense c’est la transformation de la matière cheveux.

Ce que j’aime c’est embellir les gens.

Comment s’organise une journée type ? J’arrive au salon à 6H45 tous les jours, je fais ma mise en place, je range à gauche et à droite, je bois mon café et les mercredis et samedis ma première cliente arrive à 7H00. Ensuite le planning est bien chargé jusqu’à 18H00.

De plus, je suis directeur Artistique pour In- terCoiffure Luxembourg, donc les journées de 24H ne sont pas suffisantes pour faire tout ce que j’aimerais faire.

Et comment organisez vous vos week-ends ? J’essaie d’avoir un dimanche sur 3 ou 4 pour me consacrer à mon partenaire et

pour faire des choses en famille. Mon métier c’est ma vie, donc ça ne laisse pas beaucoup de place pour le reste. Le revers de la médaille d’être chef d’entreprise, c’est l’obligation de faire l’administratif sur le temps du week-end.

Quels sont vos projets à court et moyen termes pour vos Salons ?

J’ai beaucoup d’idées mais j’ai le temps qui me manque.

Il y a énormément de choses à faire, mais je me demande parfois si le Luxembourg est prêt. Depuis 6 mois, j’ai une idée qui me trotte, il faut que je trouve l’emplacement

‘‘Jeune, je coupais déjà les cheveux aux poupées Barbie de mes copines ’’

Il manque des boutiques qui pensent à Monsieur et Madame tout le monde. Au- jourd’hui si on veut faire un petit cadeau, ou s’acheter un vêtement, il faut prendre la voiture. J’aimerais casser les codes nous obligeant à nous rendre dans les grandes surfaces pour trouver tout ce dont on besoin et régénérer les commerces de proximité.

Qu’est ce qui vous fait avancer au quotidien ? La femme ! Elle est mystérieuse, elle vient d’une autre planète.

Je souhaite la rendre belle et heureuse. Le sourire d’une femme est irremplaçable. Je vois la femme avec d’autres yeux, d’un côté purement esthétique. Leur sourire me donne beaucoup plus de plaisir que la note qu’elles vont régler. Rares sont celles qui savent ce qu’elles veulent en arrivant au salon. On les dirige et on décide pour elles en fonction de leur physionomie.

Interview n°1 Janvier-Février-Mars 2018

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ITW N°4

Vous vous voyez comment dans 10 ans ? Je ne sais pas, je préfère ne pas prédire et vivre à 6 mois. Je vise l’excellence.

Avez vous une philosophie de vie ? J’avais une philosophie de vie...

Maintenant je vis au jour le jour, ce qui est aussi une philosophie de vie.

La vie peut être tellement longue comme tellement courte.

Quel est votre trait de caractère principal ? Je suis têtu... Quand je veux quelque chose, je fais en sorte de l’avoir. Par exemple, quand j’étais jeune je voulais le grand Salon et je l’ai eu. A 8 ou 9 ans, je passais devant le salon tous les jours en allant à l’école, j’étais fasci- né par les personnes qui couraient à gauche

àdroite, habillées de blanc, et je me disais qu’un jour ce salon serait le mien. Le salon a le même âge que moi, car il a été créé en 1975. Jeune, je coupais déjà les cheveux aux poupées Barbie de mes copines.

Quelle est votre principale qualité ? Un défaut ?

J’adore rigoler ! Le défaut? Lunatique.

‘‘Le sourire d’une femme est irremplaçable ’’

Je peux exploser pour une petite chose et

10 mn après c’est oublié. Je ne supporte pas certaines remarques ou regards.

Que trouve t on sur votre bureau ?

Des bonbons ! Beaucoup de bonbons !!!

Egalement ma «to do list» que je remets au propre au quotidien. Mais j’évite au maxi- mum tout ce qui est «papier». Je préfère faire 10 coupes plutôt qu’une lettre !

Si vous aviez un don ?

Sans hésitation, guérir des gens malades !

Et les vacances dans tout ça ?

Quand je pars, je me repose vraiment. Je ne fais rien ! J’adore la Côte d’Azur, me prome- ner, faire du shopping et me vider la tête.

Evidemment, à chaque salon que je vois, j’ai le nez collé à la vitrine. Parfois j’ai envie d’y rentrer pour donner un coup de main, c’est plus fort que moi. Le métier c’est toute ma vie.

Quel est votre définition du bonheur ?

L’amour. Mais l’amour en général. L’amour du prochain. Je ne juge pas.

J’ai arrêté de juger le jour ou j’ai trouvé qu’on me jugeait trop.

Mais j’accepte toutes les critiques fondées.

Sport ?

Pas du tout ! A part sortir ma carte de crédit du portefeuille .

Un message pour les lecteurs ?

Ouvrez vos yeux et regardez autour de vous pour voir vos voisins.

By Tun

34, rue de la Poste L-4477 Belavux

+352 59 11 41

18Interview n°1 Janvier-Février-Mars 2018

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